Mercredi 4 juin 2008
















" Paysage n° 45, avec habitations ", acrylique sur toile, 60 x 30 cm.
par Martin Cadeau
ajouter un commentaire commentaires (11)    recommander
Samedi 31 mai 2008



Désormais, grâce à la négociation entre les partenaires, dits sociaux, et le gouvernement, dit moderne, les 35 heures étant abolies, la dureté du travail sera légale.
A perpétuité.

par Martin Cadeau
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Mercredi 28 mai 2008


Rien de tel qu'une immersion dans les infos pour retrouver la gniaque après un coup de blues. Merci à M'ame Parisot qu'est du Medef d'être aussi efficace contre la mélancolie, pas besoin d'aller consulter mon médecin traitant, de m'enquiller une plombe dans la salle d'attente à passer en revue des revues navrantes assis au milieu de patients très patients qui tirent la gueule et te répondent à peine bonjour quand tu pointes tézigues avec la banane et un salut jovial... à croire qu'ils sont malades ces gens-là ! Et aucun frais pour la Sécu, c'est tout bénef pour tout le monde !

M'ame Parisot (en privé autour d'un verre je l'appelle Lolo, et elle m'appelle Tintin, à cause de Martin, mais aussi en référence à ce geste systématique qu'elle m'adresse quand lui exposant mes idées généreuses sur l'amélioration du sort des pauv'gens, elle agite sa main dans un mouvement de balancier horizontal et rapide, au niveau du cou, immanquablement accompagné d'un " tintin ! " toujours en cohérence avec sa pensée profonde) est la présidente du MEDEF qui, comme nul n'en ignore, est une institution démocratique élue par personne à vocation caritative, et humaniste, dont le but autoproclamé est de faire de la pédagogie autour de cette notion de modernité qui fait l'objet de toutes mes attentions.
On notera au passage l'incompatibilité évidente entre charité et humanisme, l'une étant ce à quoi on s'oblige quand on a la conscience pas tranquille du tout - pas par culpabilité sociale, mais par ce souci de mériter le paradis : cette maison de retraite des ravis de la crèche - de manquer totalement aux obligations de l'autre.
M'ame Parisot, Lolo, donc, est une femme comme on n'en fait plus, c'est à dire honnête. Dans sa mission de purification des instances entrepreneuriales, malhonnêtes, donc, commencée avec l'affaire de la caisse noire de l'UIMM, elle veut maintenant moraliser le système de rémunérations des grands dirigeants du pays. Louons-la pour cette noble tâche, ce qui ne nous empêchera pas de nous interroger sur son souhait que la Loi ne se mêle pas de cette histoire-là. Oui, on peut rire à gorge déployée, c'est autorisé ! On peut même pousser jusqu'à la moquerie, c'est très sain pour l'esprit et le moral !
Il faudra que Lolo m'explique pour quelles raisons elle ne cesse d'inciter notre gouvernement à réformer les lois existantes et d'en réclamer de nouvelles lorsqu'il s'agit de moderniser le Code du Travail dans l'objectif entêté de spolier les salariés de leurs droits chèrement acquis quand, dans le même temps, elle préférerait que la Loi n'aille pas fourrer son nez dans ses affaires de famille. Faut comprendre aussi, les histoires de famille ça doit se régler dans le feutré, c'est de l'intime. La place publique ce serait tout de suite la guillotine, t'imagines !
Comme par hasard, Lolo se la ramène ave ses gros yeux en direction des patrons du CAC juste après que la presse nous informe de l'augmentation plus que copieuse de leurs rémunérations durant l'année passée : plus de 50¨% tout de même, y'en a même un qui a atteint les plus de 2000% ! Voilà une info qui réjouira tous ceux à qui on serre la ceinture et qui ne croient plus en rien, les mécréants.

Moi aussi je vais faire de la pédagogie pour rappeler aux pauvres que les lois économiques, et certaines autres pas moins, sont faites, d'abord, pour les maintenir dans la situation où on les a mis d'office, et ce, le plus longtemps possible, afin que d'autres gens qui promulguent ces lois puissent se maintenir dans leur propre situation aussi.
Tu vois, dire la chose de cette manière-là, c'est mettre en avant l'équivalence évidente des deux conditions décrites et ce souci permanent d'égalité de nos parlementaires et autres sénateurs, pour partie amis de nos dirigeants démocrates, en direction de tous. Egalité parfaite, comme diraient ces journalistes pas si sûrs de leur maîtrise des notions mathématiques élémentaires.

Je la connais Lolo, elle et ses petits copains vont nous pondre un gros méchant texte appelant à l'excommunication des indésirables trop gourmands du portefeuille, et tout rentrera dans l'ordre.
Rappelons que dans la vulgate néolibérale ordre équivaut à discrétion, puis effacement,  et enfin disparition. Le Capitalisme déteste la mémoire, sa pire ennemie, et notre indispensable alliée, donc.

Je suis content, vraiment. Avec la fin des 35 heures et la retraite à 63 et bientôt 65 ans, nous gagnerons beaucoup en qualité de vie, c'est ça le progrès. Allons en paix...

par Martin Cadeau
ajouter un commentaire commentaires (6)    recommander
Lundi 26 mai 2008

C'est là que je vais, la nuit, quand le sommeil se dérobe. Le dos contre la terre, les yeux rivés sur la réponse fondamentale, j'y passe mes heures blanches. Et chaque étoile est un signe dont je connais le sens.

Au bois de Malevent, dans le frémissement des feuillages, le balancement lent des arbres et la course des nuages sous la lune, l'ondulation des blés verts où glissent doucement les ombres, cette caresse du vent, c'est comme un hiver. Tout ce qui murmure sur la peau du monde est sa présence. Et les oiseaux noirs de ses baisers. Alors, si tu savais comme il fait froid.
Nos jours ne sont qu'une même nuit qu'on éclaire de sourires, et l'on dit qu'il fait beau. Mais cette force-là, de l'illusion, où la trouverai-je encore ?

Depuis toujours je suis ailleurs, là où chacun de mes pas perd ma trace. Je ne sais pas où je vais, ni plus d'où je viens. Je marche, et le hasard me tient lieu de boussole. C'est trop peu pour une existence. Et trop près du mensonge.
Personne, pourtant, n'est plus doux que Toi. Tu m'embrasseras, une nuit, cette seule fois où je t'offrirai mes lèvres...
par Martin Cadeau
ajouter un commentaire commentaires (8)    recommander
Jeudi 22 mai 2008

Dans la série des grands pas pour l'humanité, réduite, ici, à notre espace national, la direction du pays ne recule devant aucun effort pour nous faire entrer dans cette si chère modernité, dont il faudra décidément qu'on révise la définition, tant il appert que la plus grande confusion règne autour de cette notion portée si haut et si fièrement par cette droite dont le futurisme a de plus en plus l'allure d'une régression tous azimuts, et d'obscure inspiration.
Petit rappel :
Il y a quelques temps, un matin sur France Inter, le transfuge du PS Eric Besson, répondant à un auditeur s'inquiétant d'une possible confessionnalisation de notre politique sarkozienne, nous certifia que la question ne se posait même pas. Ouf, j'étais rassuré.
Rappelons  également qu'il n'y a pas si longtemps M'ame Alliot-Marie a déclaré vouloir modifier la loi de 1905 de séparation des églises et de l'état, prétextant vouloir en assouplir certaines dispositions au bénéfice, non de la laïcité, mais de ses ennemis naturels. Enfin, ça, c'est moi qui le dis, je suis mauvaise langue.

Extraits des propos de M'ame Alliot-Marie ayant alerté l'auditeur sottement inquiet :

"  Certains ont une conception assez archaïque, voire sectaire, de la laïcité ".
" Nous avons probablement besoin de repréciser ce que sont les dérives sectaires et leurs qualifications pénales ".
" Il n'est pas question de rouvrir des querelles qui ont profondément divisé notre pays ".
" Certaines modalités de la loi de 1905, qui créent des entraves à l'exercice des cultes, doivent être adaptées "

Je résume : moi qui suis athée, je n'ai rien compris à la laïcité. De plus je fais preuve d'une étroitesse d'esprit condamnable qui prouve bien que je ne pense pas autre chose que ce que mon athéisme m'autorise à penser. Et l'athéisme est une secte, donc.
Faut que je fasse gaffe parce que lorsque la loi sera révisée je serai passible de la Question. J'aurai intérêt à pas la ramener en public. Je serai tenu de garder mes convictions pour moi ou de n'en faire part qu'en privé.
Mais... mais, n'est-ce pas ce que prévoit déjà la loi de 1905 ?!...
Ah si, ça y est, je comprends ! Bientôt la définition de la laïcité ce sera la même que maintenant mais à comprendre dans l'autre sens !

On imagine fort bien quelle instrumentalisation notre histrion pourrait faire de la religion à des fins personnelles. Plus les outils de dissimulation de la réalité politico-socio-économique seront nombreux, plus facile sera l'exercice du pouvoir et sa confiscation droitiste. L'émotion et la peur, l'endoctrinement et la soumission reviendront-ils bientôt en grâce en ces temps de regain de la féodalité ?
Et si cela ne suffit pas un petit coup de bactério en prime pour bien nous coller les miquettes : une bonne peste noire diffusée en loucedé dans les stades, les cinoches et sur les grands boulevards, pour les fêtes de fin d'année, tiens !
Le fléau de dieu (jamais de majuscule) ils diront. L'obscurantisme a de beaux jours devant lui, à quand sa cotation en bourse ?

Non contents de cette magistrale avancée, nos branquignols de service nous votent une nouvelle loi remettant en cause la mixité scolaire. Pour la raison suivante, dixit M'sieur Darcos :
« Sans cet alinéa, la loi, qui est la transposition de directives européennes, aurait donné la possibilité à certains de contester les cas de non-mixité qui existent dans l’enseignement. Certaines écoles privées auraient pu être mises en difficulté. Nous avons simplement voulu préserver le statu quo. »

Le public, lui, avec ses difficultés, qu'il se démerde. Ben oui.

Et hop, on progresse encore dans la modernité, que dis-je, dans l'hyper-modernité ! trop trop fort, vraiment !
Dans le genre, on pourrait aussi séquestrer les femmes à la maison, avec annulation de leur droit de vote. Ben oui.
Mais quand vont-ils s'arrêter d'avoir autant d'idées géniales, et tellement révolutionnaires, et tellement indispensables à la bonne marche du monde et au progrès des esprits !
Nous sommes au XXI ème siècle, attention de pas se tromper de place pour le bâton, surtout !

Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, Bertrand Delanoê, potentiel candidat du PS pour les futures présidentielles, se déclare "social et libéral". ... Aaaah, nous sommes rassurés ! nous avions des doutes sur son inclination, même que certains le suspectaient d'être de gauche. Tout est désormais très clair. En 2012 nous aurons donc le choix entre deux libéraux, voilà qui devrait simplifier les réflexions.
On progresse toujours, tout va bien.
par Martin Cadeau communauté : Résistance 2007
ajouter un commentaire commentaires (10)    recommander
Samedi 17 mai 2008

Une nouvelle exhumation en écho aux interrogations de
  Gicerilla

Ce qui fut écrit il y a trois ans semblant toujours d'actualité, pourquoi ne pas y revenir. Il va sans dire qu'il ne s'agit ci-dessous que d'un léger survol de la question ( mal ) traitée. Toute contribution sera bienvenue pour parfaire la chose, complexe, que nous feignons de cerner. A vos analyses donc, et merci d'avance aux éventuels participants :)


1. La mesure de votre talent


Les statistiques mesurent votre talent. Suspendu à leur publication, vous les consultez frénétiquement. Tous les deux jours. Seulement. Car votre amour propre vous dicte d'être raisonnable, de ne pas vous ruer, chaque jour, voire plusieurs fois par jour, sur ces chers tableaux où s'affiche l'intérêt que l'on vous porte. Mais aussi, en creux, celui qu'on ne vous témoigne pas. Ce dernier paramètre, inquantifiable (ouf !), n'est pas évalué. Le passer sous silence est une gentillesse qu'on vous fait. Soyez reconnaissants à qui de droit, de vous éviter le malaise, la déprime, peut-être même la pire extrémité.

Un schéma valant mieux qu'un long discours, vous trouverez ci-dessous une illustration de l'impact moyen d'un blog moyen  ( le vôtre, par exemple ) dans la blogosphère.


L'audience idéale (la blogosphère entière lit avec avidité et délectation chacune de vos nouvelles contributions ) est  représentée par la ligne grise ci-dessous. L'impact de votre talent à vous que vous avez y figure sous la forme du segment rouge.


Vous ne distinguez rien ?... Voir l'explication à suivre :

Aucun appareil optique fiable ne permettant de capter le nano-infiniment-minuscule un grossissement de mille fois vous est présenté pour faciliter la visualisation de votre impact.

" Grossi 1000 fois"

Si vous distinguez du rouge, c'est vous. Souriez, vous avez du talent. Et vous êtes chanceux. Un bon nombre de blogs n'ont pu être répertoriés ici par faute d'épaisseur.

2. Que faire pour moins ne pas exister ?

Quelques mesures simples, accessibles au commun, ont prouvé leur efficacité. Nous exprimerons en valeurs positives ou négatives l'éventuellle modification du nombre de vos visiteurs.


- Parler de sexe  .......................................................................................................................... +  5
- Parler de sexe en relatant vos expériences de couple et/ou extraconjugales  ......................... +  8
- Parler de sexe à travers vos ébats conjugaux, et/ou extra, agrémentés de photographies et/ou de   vidéos licencieuses de votre épouse sur canapé à visage flouté, ou pas ............................... + 100
- Eviter tous autres sujets. Ils n'ont strictement aucun attrait ...................................................... -- 50
- Il est totalement déconseillé de développer tous contenus dérangeants et somnifères
  appelant à la conscience citoyenne, aux combats les plus divers contre ce monde pourri
  et à toutes formes d'engagements éthiques à vocation humaniste.
  Dans ce dernier cas personne ne pourra rien pour vous,  on vous aura prévenu.

3. Autres propositions.


Lancer des piques, s'adonner aux philippiques. Il suffit de citer l'un de ces diaristes qui vous agacent (la chose est aisée et rapide tant ils sont légion) en déformant ses propos. La réaction ne se fera pas attendre car au village tout se sait, les nouvelles vont vite. Rien de nouveau dans ce procédé qui n'est que la forme cybernétique des querelles de voisinage, étendues parfois aux clochers. Pour être connue la méthode n'en est pas moins encore très efficace.

Le diariste attaqué, en général mis au courant de l'infâmie par l'un de ses deux lecteurs attentionnés, réplique sans coup férir. L'anathème - jamais moins - lui tiendra lieu d'argument car c'est son moi à lui qu'il a qu'on attaque bassement. Vous lui répondrez par l'invective et l'insulte, toujours spectaculaires, fortement recommandées en lieu et place du débat serein, qui n'est pas votre propos, qui n'attire pas le badaud et qui lasse les foules.
Il est à noter que l'amélioration de votre audience, dans ce cas de figure, ne sera que passagère. Elle ne durera que ce que durera le conflit. Si elle contribuera, pour un temps, à doper vos courbes, n'envisagez pas ses bénéfices dans la durée. A moins que vous ne choisissiez d'ériger la méthode comme moteur unique de vos publications à venir. A voir. Tout est permis.

Vous pouvez également vous plaindre de n'être pas compris, de votre audience trop faible, du manque de reconnaissance qu'on vous témoigne, toutes choses parfaitement incompréhensibles en regard de votre incontestable talent.  L'écho de vos lamentations ne restera pas sans effet car le blogueur moyen n'est pas une brute,  sa compassion vous sera acquise, mais cependant pas totalement dénuée d'un certain intérêt dont l'implicite nature n'échappera à personne, tout ascenseur digne de ce nom fonctionnant dans les deux sens.

On peut aussi appeler à contribution, voir plus haut en introduction, sur des questions fondamentales dont nous pensons à l'évidence qu'elles intéresseront les foules les plus denses.

4. Statistiques et sommeil.

Si les statistiques n'empêchent pas de dormir, elles ont un impact non négligeable sur votre phase d'endormissement. En cas d'excellence statistique, ce dernier se déroulera idéalement dans le meilleur des mondes. En cas de dépression notable des chiffres, la prise d'une tisane, environ 20 minutes avant l'heure du coucher, d'un calmant ou d'un somnifère pour cheval est fortement conseillé.
Si vos graphiques s'en tiennent à l'étiage prolongé ou peinent à remonter, consultez un spécialiste. Du psychanaliste à la bouchère* de votre quartier, nul réconfort n'est à dédaigner.

* Votre bouchère favorite est largement aussi efficace que votre psy et beaucoup moins onéreuse. N'oubliez pas votre barquette de piémontaise et votre tranche de bavette du jeudi, vous êtes aussi venu pour ça!
par Martin Cadeau
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
Mercredi 14 mai 2008

Notre très comique, voire hilarant député Santini, propose de nouvelles manières de manifester notre mécontentement citoyen. Plutôt que faire grève et défiler dans les rues, il ne serait pas contre le port d'un brassard, "à la japonaise", précise-t-il. Voilà qui va radicaliser les luttes, les pires extrémités sont à prévoir, le bain de sang est pour demain. Sommes-nous si peu hardis et bien peu imaginatifs, nous les grévistes, et nos pairs historiques, pour n'avoir jamais imaginé qu'il eut suffi de brassards aux hordes de rebelles ouvriers pour obtenir ce dont nous bénéficions tous encore aujourd'hui ! Comment se peut-il que personne n'y ait songé plus tôt ?!
Il faut être un homme à cigares pour inventer d'aussi fumeuses propositions ! Santini en est un, et un gros ! (nan, je dis pas quoi...)

L'excellent Darcos, pour qui la règle de trois est encore mal maîtrisée - plus exactement un trou noir -, enfonce le clou du service minimum et annonce que 90 euros seront attribués à tout agent délégué par sa commune à la garde des enfants les jours de grève, pour un groupe comptant de 1 à 15 enfants, bien. Tant mieux pour eux.
Garder des enfants n'est pas les instruire, c'est-à-dire les inciter à produire de l'intelligence, ce qui est une toute autre paire de manches que les occuper à passer le temps.
De plus, si à 15 maximum par classe l'instruction serait plus aisée, on n'oubliera pas que les effectifs dont les enseignants ont la charge sont beaucoup plus copieux, et ce, tout au long de l'année. Si  90 euros par jour pour garder 15 mômes récompensent ceux dont c'est la mission, pourquoi les enseignants devraient-ils se contenter de beaucoup moins, par jour, pour un effectif comportant en moyenne le double d'élèves, et pas pour les garder ?!
M'sieur Darcos qu'est nul en opérations devrait taper sur sa calculette combien devrait toucher un enseignant, quotidiennement, face à 30 mômes, non pas à garder mais à instruire, sans négliger la qualité des diplômes exigés pour ce métier - que demande-t-on aux "gardiens" sur ce point ? -, traduite en espèces sonnantes et trébuchantes - puisque ce monde ne reconnaît que la seule valeur argent, et surtout pas travail -, pour être aussi bien considérés que ces gens briseurs de grève, à qui on n'a peut-être même pas demandé leur avis, ou encore dans le besoin absolu, donc victimes eux aussi de ce système révulsant qui ne produit décidément plus qu'une séparation généralisée en montant tout le monde contre tout le monde pour d'évidentes raisons idéologiques ?
Mais non, c'est moi qui délire, mon parti pris m'aveugle, je sais, merci.

Ah le bel argument que de porter secours aux familles les plus démunies ! S'en soucie-t-on en haut lieu lorsqu'il s'agit de leur supprimer petit à petit les aides auxquelles elles avaient droit jusqu'alors et qui fondent comme neige au soleil sous les assauts répétés et durables d'une droite définitivement mortifère et anti-sociale qui, plutôt que de rechercher de vraies idées - là, oui, je délire, autant demander la lune ! -, préfère la solution tellement facile de piquer toujours plus aux mêmes. Et qui ne cache même plus son désir de faire du néolibéralisme le plus nauséabond le credo national. Ce monsieur qui a titre de notre président n'a-t-il pas déclaré lors de cette émission pitoyable et urticante à souhait qu'il "croyait au libéralisme" !

Certes, je ne méconnais pas l'embarras temporaire que les jours de grève peuvent procurer à certains parents, mais tout de même, avant d'aboyer avec la meute sous l'instigation de certains médias aux ordes, il faudrait réfléchir un minimum. Si en d'autres temps où les salariés étaient considérés comme du bétail notre mollesse moderne avait prévalu parmi leurs rangs, vous qui hurlez au loup ne jouiriez pas de tout ce qui semble tellement "naturel" à combien, trop oublieux que tout acquis social ne fut jamais obtenu sans d'âpres combats !
Rien n'oblige ceux qui sont en désaccord avec les grévistes de continuer d'être des "assistés sociaux si coûteux" - c'est bien ça l'idée en gros, non : nous coûtons trop cher à l'état ?
Ceux-là peuvent toujours décider de d'aller, à poil, sans plus aucune protection de quelque nature que ce soit, affronter la jungle libérale qui se fera un plaisir de leur rappeler, par la confrontation avec la réalité dure, la définition de l'infinie solitude !


Mais chacun ne fait-il pas comme il veut, n'est-ce-pas ?!... Il est vrai que, tout seuls, nous sommes tellement plus forts. Nous savons si bien nous étriper entre nous qu'il n'est même plus besoin qu'on nous envoie les forces de l'ordre pour nous disperser, voire nous atomiser, nous le faisons si bien nous-mêmes !
J'en connais qui se marrent comme des baleines, derrière leurs cigares !

 
A méditer : Si vous trouvez que l'instruction coûte cher, essayez donc l'ignorance ! Abraham Lincoln.

par Martin Cadeau communauté : Résistance 2007
ajouter un commentaire commentaires (9)    recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus