Nulle envie de m'étendre une nouvelle fois sur l'homme dont le nom sonne comme le glas de toutes les
espérances.
Dire seulement l'état de sidération dans lequel nombre d'entre nous se trouvent, et dont nous devrions nous défaire au plus vite avant qu'il ne soit trop tard. Et peut-être l'est-il déjà
!
Dans ce théâtre élyséen où le
kitsch le disputait au mauvais goût le plus sûr, un comédien joua son rôle devant un parterre de faire-valoir rendus à la cause générale du spectacle.
Cause entendue et jamais bousculée. A quoi servent ces
journalistes-là dont aucun ne protesta contre les mensonges, les contre-vérités et les allégations impunément proférés par l'hypocrite ayant titre de notre président ? A ce point de soumission
volontaire, et j'y inclus la mienne et la nôtre, pour partie, dans cette lâcheté ordinaire dont nous faisons preuve par obligation - mais pas seulement -, que nous reste-t-il de mieux à
faire qui serait digne de notre idée réellement démocratique ?
L'hébétude est désormais quasi-généralisée. Bientôt, très bientôt, elle paraîtra doxa; alors nous aurons perdu tout ce qui
aurait dû et pu faire de nous des citoyens rayonnants. En lieu et place de lumière nous poursuivrons notre chemin dans l'ombre de nous-mêmes; et cette dernière, seule, est la plus profonde de
toutes les ombres, car aucun gouffre ne sera jamais aussi noir et désespérant que celui où nous nous précipiterons dans notre propre vide intérieur.
Je ne détiens aucune vérité, et peut-être me trompé-je. Je ne fais part, ici,
que de ce mortifère sentiment qui m'étreint et fait naître une peur diffuse que je ne crois pas irraisonnée.
De quoi Sarkozy est-il le non ? : de tout ce à quoi nous devrions
aspirer...
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